Les îles Gambier, un Musée d'Histoire pour l'Océanie

Les îles Gambier, un Musée d'Histoire pour l'Océanie

. La Grotte Te ana te Tea

     regard - innocence           supposition - imagination           étudier - probabilité     

       HISTOIRE - LÉGENDES - HISTOIRE PERDUE -HISTOIRE à RETROUVER

 

Une montagne en forme de Grand Singe

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/8d_grotte_te_ana_te_tea.JPGTe ana te Tea (littéralement "la grotte de Tea") est située dans le "ventre" de cette montagne en forme de gorille...

nous pouvons voir qu'aujourd'hui, la falaise au-dessus de la grotte est effondrée,

ne laissant plus qu'un minuscule passage pour inspecter ce qu'il reste de cet ancien Tumulus. 

 

A l'époque des constructions mégalithiques, l'Archipel des Gambier était,

à l'image de l'Ile de Pâques aujourd'hui, une grande île sans lagon :

   

Hier (il y a 10.000 ans), simple sommet rocheux d'une île de la taille de l'Ile de Pâques aujourd'hui, l'ilot Agakauitai est aujourd'hui une presqu'ile de l'île Taravai.

Aux îles Gambier, on aime admirer ce gorille géant, dans le ventre duquel se situe la grotte Te ana te Tea,

- grotte sacrée où étaient soignées les momies des Akariki déposées dans des pirogues funéraires

-grotte observée depuis l'ensemble des sommets d'Akamaru

 (cliquer sur les liens : Des mégalithes aux Iles Gambier.pdf)  

                                  Les Gambier à l'époque glaciaire.JPG

Te Ana Te TEA

ASTRES ET SOLSTICES DANS LE PACIFIQUE

-grotte observée des sommets de Mangareva et d'Akamaru,

-grotte sur laquelle les spécialistes observaient les rayons du soleil depuis le Marae d'Atituiti à Mangareva, à son lever et à son coucher pour déterminer les jours précis des Solstices.

Père Laval : "j’ai commencé l’énumération des douze lunes par celle qui correspond à notre mois de décembre, parce que c’est à cette époque que le solstice de leur été a lieu. Ils avaient de père en fils des observatoires pour reconnaître le jour précis du solstice. Taku avait son observatoire, de même qu’Ati-tuiti et Akamaru. C’est au soleil levant que Taku et Akamaru faisaient leur observation. C’est au soleil couchant que la faisaient Ati-tuiti et Akamaru. Deux longues pierres dressées côte à côte, sur une petite montagne à l’Est composaient l’instrument et l’observatoire de Taku. Une petite pierre plate au milieu de la petite peuplade appelée Akaputu servait de siège au savant qui allait s’y installer pour voir tous les matins si le soleil était arrivé entre ces deux pierres. Aussitôt qu’il y entrait, on s’écriait : « Le soleil est arrivé à son lieu de repos. Kua no’o te ra i tote rua. » Si le soleil, en montant mettait du temps à se détacher de la montagne, on disait qu’il était chargé de nourriture pour cette année, c’est-à-dire que la récolte allait être abondante. Si, au contraire, il se détachait de suite, c’était signe qu’il était fort léger, c’est-à-dire sans fardeau et qu’alors la récolte ne donnerait rien ou fort peu. Le point de mire pour Ati-tuiti était sur la montagne Aga-kaui-tai, du côté de Taravi, et celui d’Akamaru sur l’un des îlots les plus à l’Ouest, et du côté de l’Est, la montagne appelée Aga-one. Quat aux pronostics au sujet d’une bonne ou mauvaise saison de fruits, ils pouvaient être fondés sur l’état de l’atmosphère. Quand le soleil mettait longtemps à se détacher de la montagne, c’était un indice que l’atmosphère était humide et chargée de vapeurs, ce qui devait exercer une influence favorable sur la floraison de l’arbre à pain. Au reste, l’expérience prouve qu’il faut à l’arbre à pain une alternance de pluie et de soleil.
Le solstice d’hiver avait aussi ses repères. Le plus renommé est l’ombre du pic de Mangareva, du côté d’Ati-tuiti ; on savait qu’elle ne dépassait telle pierre et, quand elle était parvenue à cette limite, on criait : « Kua no’o te maru i to te rua », c’est-à-dire « l’ombre est arrivée à son lieu de repos ». C’était au commencement de la lune appelée pipiri qui correspond au 21 juin (111).# Leurs lunes étaient composées de 30 jours, ce qui faisait 360jours pour l’année. Comment s’arrangeaient-ils donc pour s’y retrouver avec leurs véritables saisons solaires ? Leur histoire n’en dit rien. Mais voici les noms qu’ils donnaient à chaque jour de leurs lunes :

# (111) le soin apporté par les Mangaréviens à l’observation exacte des solstices est un trait particulier à leur civilisation et que l’on ne retrouve nulle part ailleurs en Polynésie. Ces observatoires étaient appelés ‘akano’oga ra. Ils consistaient en un poste d’observation et en points de repères indiquant la limite du mouvement apparent du soleil aux solstices d’été et d’hiver. Le soleil levant (ra re’ure’u) était observé à son lever au-dessus de la chaîne centrale de l’île ou sur les îles situées en face de l’observatoire. Il en était de même avec le soleil couchant. Les observations se faisaient au matin ou au soir, selon que les points de repère étaient pris à l’Est ou à l’Ouest. L’observatoire de l’île d’Akamaru s’appelait Turipagu, celui d’Ati-tuiti, Te Rua-ra. Ce dernier poste d’observation était le plus favorable, car, étant situé sur le côté Sud de Mangareva, , on pouvait viser le soleil à son lever et à son coucher. La chronique indigène dit : « on observait sur l’île d’Aga-kau-i-tai, la grotte Tetea. »
A Taravai le soleil levant était observé à son passage entre Kavi et l’îlot Motu-o-ari sur la côte Est de Taravai, probablement dans le village de Aga-kona.
Akaputu est placé sur la côte Nord-Est de Mangareva. On y observait le soleil lorsqu’il se levait sur les îlots du récif de l’Est. Les deux points de repère étaient les îlots Vai-o-moaiti et Vai-o-puri. La position du soleil était décrite en disant qu’il se trouvait au-dessus d’un certain îlot.
Grâce à ses observations, les savants étaient à même, dit la tradition, de prédire les années d’abondance ou de disette et d’annoncer les vents. Les Mangaréviens avaient donc un système établi pour déterminer différentes périodes de l’année solaire. Il est probable que la nouvelle année commençait avec la nouvelle lune après le solstice d’hiver (21 juin). En ce cas, il est nécessaire d’intercaler un mois supplémentaire chaque fois que le solstice d’hiver ne coïncidait pas avec le douzième mois. L’observation des solstices leur donnait le moyen de vérifier et de corriger le cycle annuel des mois lunaires.

 

- grotte bien connue des archéologues pour ne conserver que quelques vestiges de tapa fin sans importance, provenant à n'en pas douter des momies disparues.

- ces vestiges de tapa  étaient en réalité des bandelettes étroites qui avaient constitué la coquille du To'o que se transmettaient les grands sages (Akariki), contenant les reliques des ancêtres, au milieu desquelles avait été déposé un livret de feuillets, véritable trésor d'ethnologie avancée.

 cliquer sur le lien :  le too de Maputeoa

Maputeoa voyait l'Histoire s'envoler en fumée, les tatouages devenus interdits, les statues cassées, les statuettes brûlées, les Temples remplacés par des Eglises. 

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/PF-2010--3658-.JPG

 

Si cette montagne fut un Tumulus comme l'étaient les pyramides égyptiennes, nous voyons ici que la montagne s'est justement effondrée sur un prolongement de la grotte sacrée qui elle se situe plus à gauche. L'entrée de la grotte est elle-même aujourd'hui partiellement obstruée.

 

Le mystère de l'île en forme de gorille pourra-t-il être un jour résolu? 

  

Darwin, explorateur du Pacifique, ("voyage du Beagle" - 1839) aurait certainement été émerveillé par l'île Agakauitai. Il sut développer la théorie de l'évolution ("De l'origine des Espèces" - 1859) qui fait descendre l'homme du Singe, théorie admise aujourd'hui : il y a 3 millions d'années, le singe prenait figure d'homme, l'homo africanus à l'origine des différentes races humaines ayant survécu dans les 4 coins du globe provenant d'ancêtres identifiés aujourd'hui grâce à l'ADN. (Sapiens, Asiaticus, Georgicus en Europe, Asie, Indonésie, croissant fertile méditerranéen...).

 

Les anciens, nés dans les années 1900, ont pu garder en souvenir des histoires vraies dites légendaires.

Les noms des îles, des Marae, des grottes, peuvent aussi rappeler une HISTOIRE VRAIE.

Quel bonheur se serait de voir des jeunes mangaréviens désireux de retrouver cette histoire,

Cette histoire ancienne à l'origine de nos institutions politico-religieuses du Monde Entier ;

cette Histoire du Monde qui a été modelée par des hommes dominateurs qui voulaient agrandir leurs empires au dépend des Peuples dépouillés alors de leurs richesses et de leur histoire :

 

Aujourd'hui, en 2015, L'histoire est à la veille de se perdre complètement

les légendes écrites étant détournées de leurs sens premier

à cause d'une Culture qui se veut être prédominante,

et du refus de voir la Grandeur des Peuples dit PRIMITIFS (PREMIERS).

Les Peuples Premiers en réalité, sont des Peuples  aux Savoirs Sans Pareils,

des Savoirs oubliés mais acquis dans les gènes, 

que des scientifiques, des philosophes, mais aussi

des voleurs d'or,

des voleurs d'hommes (esclavagisme) 

et des voleurs d'histoire (missionnaires)

en toute "bonne conscience"

ont pu écrire, faisant de nos bibliothèques des maisons de LIVRES TROP CONTRADICTOIRES.

MAPUTEOA, grand Sage, grand philosophe de son temps,

ne put rien faire contre ces hommes de tous bords venus "chez eux" avec des canons et des fusils,

mais il sut faire se conserver LA VRAIE HISTOIRE en pliant avec tant d'ingéniosité les croquis de ses tatouages

où il prit soin d'insérer ceux qu'il avait vus s'ajouter du temps des son père et de son grand-père:

signant ainsi une oeuvre littéraire en images.

Le livre d'histoire confié par Maputeoa

Le To'o et son livret d'images.pdf

 


https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/Gambier_--poque_glaciaire_3.JPG

ilôtsitué entre Taravai et Agakauitai, autrefois monticule entre deux sommets 

 

Il n'est pas question ici de faire renier la Civilisation d'aujourd'hui, merveilleuse à son tour.

Il n'est que question de donner envie à des Historiens passionnés de Civilisation anciennes

d'avancer dans leur recherche en étudiant les montagnes et mégalithes des îles Gambier

en plus des bouts d'os déposés dans des pyramides,  tumulus, menhirs, aux pieds de moais, tiki, géants de pierre... 

bouts d'os révélant que de nombreux hommes ont pu à d'autres époques plus tardives

avoir envie à leur tour de vénérer leurs morts en se servant de vestiges majestueux laissés par leurs ancêtres...

 

A l'époque des constructions mégalithiques, l'Archipel des Gambier était,

à l'image de l'île de Pâques aujourd'hui, une grande île sans lagon :

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/Gambier_--poque_glaciaire_1.JPG

des Marae immergés

 

Gambier_époque_glaciaire_2.JPG

"Pour que naisse un désir
dans le cœur des habitants des Gambier,
de l'île de Pâques, de Pitcairn, de Tonga, de Tinian,
et de tous ces Archipels d'Océanie où se cachent de telles œuvres..."

Rappel :

Les trésors ignorés des îles Gambier 

Les quelques sites archéologiques millénaires bien connus des habitants des îles Gambier ne sont pourtant répertoriés dans aucunes annales. C'est la découverte d'une vingtaine de croquis de tatouages sur papyrus datant du début de l'époque coloniale par un habitant de l'île, qui réveille la curiosité des anciens. En effet, ces dessins, méticuleusement pliés et rangés en un livret semblent amener une lumière nouvelle sur les liens qu'avaient pu avoir entre elles les Civilisations dites disparues entre Asie et Amérique et donner un sens aux majestueux vestiges mégalithiques si banalisés par la mise en place de multiples légendes. 

- Tout le Pacifique possède ses légendes d'un "Dieu" commun : Tangaroa 

Nous verrons que "Ta'ng'aroa" initial, ici comme à l'île de Pâques, représenté par un visage à forme d'œuf fécondé, n'était peut-être pas un dieu mais l'expression de l'origine de la vie. L'œuf symbolise la Fécondité si importante dans la survie des îles perdues dans l'Océan.
- Tout le Pacifique, à l'image de l'Amérique, donne de l'importance à la plume : symbole de la Force, de la Puissance.
Nous verrons que la plume symbolisait surtout la Sagesse.
- Nous comprendrons le symbole de l'oiseau : symbole réunissant fécondité par son œuf et sagesse par sa plume.
Nous comprendrons mieux la mythologie relative aux légendes de l'île de Pâques : l'œuf Make-Make, le manu-tara, l'homme-oiseau (Tangata-Manu). 
- Des constructions mégalithiques faites de Géants de pierre aux sommets des montagnes, des cromlechs alignés reliant les sommets... Nous verrons que ces alignements regardent vers la "caverne" sacrée de la sépulture de la dynastie des grands Sages appelés ici Akariki.
- L'importance de l'inhumation des chefs, momifiés, au sein de tumulus exposés au soleil à des heures particulières les jours de solstices.
- Nous comprendrons que l'exposition des momies par rapport aux solstices est en rapport avec la fonction des souverains à gérer la survie des îles perdues dans l'Océan (Fertilité/Tu).
- La grande énigme : Le tumulus de l'abri funéraire aux îles Gambier, dont le rôle est identique à celui des dolmens d'Europe et d'Asie, des pyramides des grands pharaons, des tumulus Aztèques, a ici, dans ce petit Archipel perdu situé entre Tahiti et l'île de Pâques, la forme d'un gorille.
Nous nous demanderons pourquoi un Peuple ancien d'une grande région où aujourd'hui il n'y a plus de singes aurait pu avoir voulu construire une tombe monumentale représentant l'ancêtre des humains. 

 



20/05/2015
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