Les îles Gambier, un Musée d'Histoire pour l'Océanie

Les îles Gambier, un Musée d'Histoire pour l'Océanie

BUT DE CE BLOG

 BUT DE CE BLOG :

intéresser les passionnés de l'histoire ancienne aux Civilisations disparues de l'Océanie

La fantastique découverte de croquis sur tapa

un livre d'Histoire hors du commun.

 

Vingt dessins figuratifs pour un livre d'Histoire :

Ce livre d'histoire est un livre d'images qu'un grand-chef (Akariki) d'un petit Archipel français situé entre Tahiti et l'Ile de Pâques avait su ranger, dans les années 1840-1850, dans son reliquaire (Too) et qu'en présence de Mateo Pakaiti et Monique Richeton, nous découvrions en décembre 2011.

 

Trois années de recherche :

Une longue étude permet à ce jour d'affirmer que ces images sont des copies sur tapa de croquis de tatouages que se transmettaient les Akariki de générations en générations depuis des siècles dans le but de conserver l'histoire.

 

Les croquis

  • confirment les rapports du Sud-est Pacifique avec l'Asie, rapports déjà bien connus depuis la découverte des migrations Lapita...

  • indiquent aussi que l'Ile de Pâques et l'Archipel des Gambier possédaient une culture commune...

  • établissent avec certitudes leurs rapports avec les civilisations précolombiennes

  • et manifestement aussi avec la civilisation des pharaons d'Égypte.

     

Tagaroa, Tangaroa, Tangaola,Taaroa :

Le croquis de couverture du livret d'images en tapa (papyrus) représente à la fois Make-Make, Tagaroa et Tu ; il est à lui seul une signature du grand chef Maputeoa et le symbole d'un culte rendu aux ancêtres dans toute l'Océanie.

 

Du scarabée égyptien à l'hostie sacrée des chrétiens :

L' ingénieuse disposition des croquis qui figurent les rites sacrés de toutes les civilisations du monde, nous permet de comprendre que le dernier Akariki des Gambier, qui voyait interdire le tatouage et brûler toutes les œuvres d'art des anciens par les missionnaires, a voulu, par grande Sagesse, retranscrire l'histoire sur papier et la cacher dans son Too en en assurant ainsi la conservation avec toutes les méthodes bien connues des Peuples de la mer.

 

Des constructions mégalithiques à étudier par la géoarchéologie :

Ce livre est à lui seul un véritable trésor de bibliothèque pour les historiens.

Pourtant, l'Archipel des Gambier cache d'autres trésors de la Préhistoire.

  • Ses sommets érodés laissent apparaître de nombreux vestiges de constructions millénaires,

  • son lagon en cache d'autres

  • et nous restons discret aujourd'hui en attendant une étude scientifique au sujet de l'île sacrée d'Agakauitai représentant un gorille... C'est dans le ventre du gorille que se trouve la grotte funéraire sacrée des momies des Akariki, grotte où s'observait les rayons du soleil pour connaître les jours de solstice ; c'est dans cette grotte que Mateo Pakaiti ramassait les vestiges du Too décomposé il y a quelques années.

  • https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/8d_grotte_te_ana_te_tea.JPG

 

Une Association pour défendre un patrimoine :

Agakauitai aux Gambier aurait-elle pu être sculptée comme le Poike à l'Ile de Pâques ?

Le géant de pierre au-dessus du grand Marae d'Akamaru pourrai-t-il avoir été un moai, être à l'origine de la construction des moai de l'île voisine ?

 

Les Gambier, un "Musée à ciel ouvert"

Comme l'île de Pâques, Pitcairn, Rapa-Iti, Raivavae, etc., les Iles Gambier conservent des vestiges mégalithiques, véritables trésors révélateurs d'une civilisation décrite pourtant comme "disparue"  (pyramide de Temoe, menhirs_moai_tiki, temples/esplanades empierrées/, marae, mais aussi des citées dédiées aux ancêtres protecteurs en haut des îles, et une montagne sculptée...).

Nous savons tous que ces vestiges datent d'une époque reculée bien plus lointaine que celle des Inca (au moins de la dernière période glaciaire), que d'autres Archipels de Micronésie, de Mélanésie (Nouvelle-Guinée-Papouasie, Nouvelle-Calédonie...) et de Polynésie (triangle Hawaï/Nouvelle-Zélande, en passant par les Tonga et les Cook, Tahiti et les Marquises...) possèdent eux aussi de tels vestiges rendus tabous et pourtant décrits par les premiers explorateurs du Pacifique.

Mateo Pakaiti découvrait en 2011 des croquis de tatouage sur tapa fin datant de l'arrivée des missionnaires catholiques sur l'Archipel (présence d'un calice et de deux cœurs de la congrégation de Picpus arrivée en 1834 aux îles Gambier). Ces dessins sembleraient avoir été conservés  avec un procédé bien connu des civilisations qui momifiaient leurs chefs : pliés avec soin, ils formaient un livret qui avait été glissé dans un To'o, le morceau de bois de trente centimètre dégageant cette odeur si agréable décrite par le consul et commerçant Moerenhout lorsqu'il passait devant les momies. 

-- Une étude approfondie de ces dessins laisse penser que les Grands Sages (Akariki) des Iles Gambier avaient pu depuis "toujours" se transmettre des mythes communs avec les autres continents : Asie, Amérique, Egypte. Ces dessins , semblent confondre tous ces mythes dans une croyance unique, animiste (décrite comme culte des ancêtres dans la littérature du Pacifique). Le plus extraordinaire est que l'auteur de ce livret d'images semble vouloir montrer que ce mythe universel est lié non pas à une religion mais bien à une science avancée établissant que l'homme est né d'une cellule, d'un œuf fécond, Tagaroa.

-- Et qui sait si la montagne sculptée, en forme de singe, ne serait pas elle aussi une forme de livre venant confirmer cette science avancée, grand "musée" à ciel ouvert confié par les ancêtres, montagne possédant en ses entrailles "la" grotte funéraire des Akariki, recevant en premier les rayons du soleil le jour des solstices. 

 

Retrouver, Répertorier

Le but de ce blog serait de permettre de communiquer pour retrouver, répertorier, étudier enfin toutes les structures mégalithiques du Pacifique oubliées, de les comparer ensuite à celles d'Asie et d'Amérique, de faire cesser des tabous institués il y a deux siècles et des querelles de clocher d'aujourd'hui qui ne permettent de publier que sur des sujets en rapports avec des civilisations moins anciennes, et de ce fait qui entravent encore aujourd'hui, partout dans le Monde, la liberté des Peuples à pouvoir accéder à une meilleure connaissance de leurs origines.

 

Échanger 

Ce site peut bien-sûr intéresser plus largement les amateurs d'histoire ancienne de tous les continents,  leur permettant de comparer leurs pyramides, dolmen et tumulus, menhirs_moai_tiki, temples et esplanades empierrées, mégalithes (Baalbek _Heliopolis, Yonaguni...),  cromlechs (Stonehenge en Angleterre, des Pyrénées et d'ailleurs en Europe...)montagnes sculptées (Inde, île de Pâques...), géoglyphes (Nazca au Pérou, Wilmington en Angleterre).  

Nous vous proposons d'établir des liens entre blogs multiples traitant librement de ce sujet rendu délicat simplement parce que traitant de civilisations "avancées" datant de plus de 10.000 ans, et d'échanger sur la littérature très contradictoire du siècle des lumières en Europe, ce même siècle des missions chrétiennes dans le Pacifique.

Nous pourrons alors affirmer que l'Archipel des Gambier, comme bien d'autres Archipels du Pacifique, avait su conserver tous les savoir-faire d'un Peuple ancien assurant par des rites sacrés la survie sur un point minuscule de l'Océan.

 

Remerciements 

Nous vous remercions donc de vos commentaires  "Re-constructifs", 

de la création possible d'une Association de défense du Patrimoine aux Iles Gambier

 

Claire de Pérignon, Mateo, tous les amis des îles Gambier et tous les contacts précieux qui nous ont permis d'avancer dans nos recherches.

 


28/05/2015
0 Poster un commentaire

. Letter in English

Nov.2014 dossier colloque tapa Anglais/français :

2014.11 étude traduite en anglais   .pdf

Mrs Claire de Pérignon Préserville, Toulouse, France,

November 2015

clairedeperignon@gmail.com

 

To my Mangerevian friends

and to anybody with a general interest in anthropological culture

 

OBJECT : CREATION OF A WEB SITE       http://www.iles-gambier.fr/

 

-so that everyone in the Gambier Islands can see the sketches on tapa discovered in the middle of the ruins of the Too of your last Akariki Maputeoa - sketches that are supposed to be those of his tattoos…

- so that each one of you, if you wish, can find out about this discovery of 20 neatly placed sketches, study them and share them with anyone else who might be interested.

- and to share with you the photos of some of the many megalithic, sacred sites (tapu) that can be found on your archipelago. Unfortunately, these sites have been forgotten about due to a certain taboo associated with them (pyramid of Temoe, burial mound in the form of the gorilla of Agakauitai, the giant stone of Akamaru, the sun hole of Atituiti…) vestiges that have survived massive destructions at the hands of man as well as natural disasters, similarly to those of Easter Island, Tonga and Tinian…

 

SKETCHES OF THE TATTOOS OF MAPUTEOA

last of the Akariki of the Islands of « Mangareva » (1814 :1857)

A DUTY TO TRANSMIT HISTORY ON THE PART OF THE AKARIKI

 

We discovered these sketches in December 2011, in the middle of the vestiges of the Too of Maputeoa

- Monique Richeton, tavana of the Archipelago of Gambier

- Mateo Pakaiti and his wife Isabelle, owners of the vestiges of the Too

- my husband Patrick and myself, invited to stay with our friends for the celebration given in honour of the restoration of the cathedral.

Monique and Mateo entrusted me to speak about this discovery to the archaeological world, for they fully appreciated its anthropological importance, tainted by the constant taboo attached to all objects found in the burial cave of their Akariki forbears.

Encouraged by the admiration of the many specialists in this field and amazed by the absence of any form of publication about such discoveries, I decided to create this site in honour of Maputeoa.

 

THE SACRED, THREE HISTORCAL PERIODS NEVER TO BE FORGOTTEN

 

1 The missionary period : a period talked about with pride on the Gambier Islands, that followed 2 centuries of random visits by whaling ships or tradesmen that had been sailing around the Pacific since the 17th century*. The Catholic fathers arrived in 1834 : Father Laval, anthropologist of his time, author of a literary treasure, describes the abandonment of all sacred rites and the destruction of all literary works pertaining to antiquity. He did, however, reveal certain legends. (*Famous names such as Quiros in 1595 in the Marquesas Islands, Davis in 1687, Rogeveen in 1722 on Easter Island, Bougainville in Tahiti in 1768, Cook, of course in 1768, 1771 and 1776, Bligh in 1788, Moerenhout in 1731).

2 The period studied by today’s archeologists:

- a period marked by the proximity with the Lapita people from Asia who left evidence of their visit in the form of ceramic objects that can be found from Micronesia and Melanesia to Polynesia between 3000 and 6000 years ago.

- a period marked by the journeys of the Amerindians and all the similarities in terms of customs and rituals dictated by celestial bodies (feathers, marae, pyramids, moai) from Cuzco to Rurutu, Maupiti, Raiatea…

The 20 sketches of tattoos discovered by Mateo Pakaiti in the burial cave of his forefathers came from this period.

3 The period of the so called “vanished” civilizations from which originated the SACRED and the worship of the ancestors all over the world, in which Peoples who had survived disasters continued to dwell in adoration before Herculean achievements such as cave arts dating back to 30 000 years. These remarkably conserved cave arts can be found on all the continents including Australia. Other such works include “the huge stone giants, sometimes over 20 tons (50 tons in Stonehenge, 80 tons on Easter Island, 300 tons in Brittany, 1000 tons in Baalbek…) dating back to at least the end of the last ice age (Mesolithic : over 10 000 years) that peoples of ancient civilizations had formed and transported over tens of kilometers…

Man survived the natural disasters that caused the oceans to rise and fall by over 120 metres, mainly in the southern hemisphere where the climate was mild. These meteorological conditions were conducive to forming numerous ethnic groups and nations, all of which instituted ways of survival linked to the Sacred and this can be seen in the form of mysterious cave paintings, sculptured mountains and megaliths positioned according to the sun’s rays on days of solstices.

 

 

This site has been created in order to share the treasures of these three historic periods. They are currently conserved in this tiny archipelago of Oceania, the Gambier Archipelago. In time, I will include the literary works that I have read, from which I have learnt that Oceania was not full of savage cannibals: the first settlers, despite being given a good welcome, confused “straightforward nudity when bathing” with “savagery” and rare legends of “human sacrifices” with “cannibalism”. They were all too happy to have two handy reasons for unscrupulously colonizing these archipelagos of Oceania. Little by little, these works recount the history of a Great People, joyful and welcoming, for whom everything was linked with the SACRED and whose rituals were devoted to the forefathers with their protective mana.

Yours sincerely,

Claire de Pérignon

 

PS Please feel free to leave a comment on the ‘contact’ page or sign up for becoming a member of the Blog to access the forum. Thank you.

 

(Merci Emma pour cette traduction)

 

 


11/02/2016
0 Poster un commentaire

L'ARCHIPEL GÉOGRAPHIE VOYAGE

Le petit archipel français des Iles Gambier,

bien connu pour son lagon et ses nacres et ses perles noires de très grande qualité,

est situé sur le Tropique du Capricorne, au Sud-Est de Tahiti,

bénéficiant donc du même climat tropical que

l’Ile de Pâques,

les Iles Australes,

les Cook,

les Tonga,

la Nouvelle-Calédonie,

toutes ces îles reliant les deux villes de Santiago du Chili à Brisbane en Australie

situées à 14.000 km l’une de l’autre.

Nous remarquerons en lisant

Laval,

Moerenhout,

Leenhardt,

Arago

et Mazière

que tous les Peuples du Grand Océan ont su se côtoyer depuis bien avant le 12ème siècle.  


17/07/2017
0 Poster un commentaire

. Cartes

 

Le petit archipel français des Iles Gambier, bien connu pour son lagon, ses nacres et ses perles noires de très grande qualité, est situé sur le Tropique du Capricorne, au Sud-Est de Tahiti, bénéficiant donc du même climat tropical que l’Ile de Pâques, les Iles Australes, les Cook, les Tonga, la Nouvelle-Calédonie, toutes ces îles reliant Santiago du Chili à Brisbane en Australie, situées à 14.000 km l’une de l’autre.

Nous comprendrons, en lisant Laval, Moerenhout , Leenhardt, Arago et Mazière que tous les Peuples du Grand Océan ont su se côtoyer depuis bien avant le 12ème siècle.  

Les Gambier, entre l'Ile de Pâques et Tahiti

SITUATION GÉOGRAPHIQUE  et  MIGRATIONS MILLÉNAIRES

 

 Les "Iles Gambier" portent le nom de l'armateur britannique John James Gambier qui en 1897 permit de partir en Mission pour la Polynésie 30 familles anglicanes à bord du Duff commandé par James Wilson.

Les habitants s'y appellent "les Mangaréviens", du nom de la plus grande de ces petites îles encerclées dans une même barrière de corail, Mangareva.

 

Les îles Gambier : "grandes sœurs" de Rapa Nui:

 

Situées au Sud-Est des Tuamotu, à 1700 km de Tahiti et à 2600 km de l’île de Pâques, les îles hautes les plus proches sont Pitcairn à 500 km et les Australes à 800 km. l'anneau coralien de l'archipel a pris la forme d'un losange dont le coté mesure 23 km (comme l'île de Pâques dans sa plus grande longueur). Les îles Gambier, nées il y a 25 millions d'années, ont vu leurs volcans s'éteindre il y a 5 millions d'années. Les volcans de l’île de Pâques, née elle-même il n'y a que 2 millions d'années, s'éteignaient il n'y a que 10.000 ans, ce qui explique que nous pouvons appeler les îles Gambier dont l'histoire est plus ancienne grandes sœurs de l’île de Pâques. 

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/iles_gambier_tresor_1.jpg

 

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/iles_gambier_aujourd_hui.JPG

 

Six îles principales au centre d'un lagon peu profond mais qui permet l'approche des gros navires jusqu'au port de RIKITEA sur l'Ile Mangareva.

 

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/carte_iles_gambier_3.JPG

 

Proche aussi de Mururoa et de sa base arrière Hao, Mangareva s'était vue dotée très tôt d'un aéroport où aujourd'hui une ligne régulière est installée reliant Papeete et les Iles Gambier deux fois par semaine. 

 

I - La Polynésie Française :

 

La Polynésie Française compte 5 Archipels dont les trois biens connus sont

- celui de la Société avec les îles bien connues de Tahiti, Maupiti, Bora-Bora, Moorea...

- celui des Marquises avec ses deux artistes Paul Gauguin et Jacques Brel et

- celui des Tuamotu et ses merveilleux atolls tels Manihi, Ranguiroa, Mururoa...

Plus au Sud, deux Archipels moins connus car plus éloignés de Tahiti : 

- L'Archipel des Australes (avec ses 5 îles hautes : Rimatara, Rurutu, Tubuai, Raivavae et "la petite" Rapa) 

- et l'Archipel des Gambier, à mi-chemin entre Tahiti et l'île de Pâques, proche de Pitcairn et de Mururoa).

 le Sud-est Pacifique, à mi-chemin entre l'île de Pâques et Tahiti.

 

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/iles_de_la_societe.jpg

 

 II - L'Océanie entre Asie et Amérique, entre Amérique et Asie... 

 

Vous trouverez sur cette carte du monde l'indication des époques où ont été réalisés des dessins figuratifs si merveilleusement conservés dans des grottes, partout dans le monde (dessins rupestres 40.000 ans en Australie, 15.000 ans en Amérique, 36.000 ans en Europe) ayant pu résister au temps et indiquant qu'ils ont été exécutés par de grandes Civilisations ayant pu survivre  pendant la dernière grande période glaciaire (120.000 à 12.000 ans avant notre ère). 

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/carte_monde_migration.jpg

agrandir l'image : carte_pacifique_gambier_1.jpg

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/tropique_capricorne_navigation.PNG

Nous voyons sur ces 2 cartes, comme le démontrèrent tour à tour Thor Heyerdahl (en 1947 avec le Kon-Tiki, parti du Pérou et dérivé jusqu'aux Tuamotu du Nord) et Eric de Bisschop ( en 1958 avec le Tahiti Nui, revenu d'Amérique avec la patate douce jusqu'aux îles Cook ) que l'Océan Pacifique joue plutôt le rôle de lien que celui de barrière entre l'Amérique du Sud et l'Australie.

Nous ne conclurons des datations indiquées à partir des dessins rupestres que le fait qu'un homme habile et intelligent savait s'exprimer par le dessin il y a au moins 40.000 ans en Australie et au moins 13.000 ans en Amérique du sud, le dessin exprimant une cinétique qu'aucun dessinateur d'aujourd'hui ne saurait reproduire ! 

 

Nous verrons dans ce blog que les datations du peuplement de l'Océanie par les Lapita venant de l'Ouest n'empêche en aucun cas la présence de l'homme sur toutes ces terres bien avant leur arrivée; en effet, l'évolution humaine qui permit à une espèce de singe d'évoluer jusqu'à l'homme partout dans le monde, reste elle-même encore un grand mystère.  L'archéologie n'en est qu'à ses premiers pas, revenant sans cesse sur de nouvelles conclusions; c'est ainsi que les représentants du genre homo, nos ancêtres, sont de nos jours datés au plus à 2,8 millions d'années, datations obtenues toutes à partir de fossiles africains, l'Afrique possédant des sous-sols riches en histoire. La paléoanthropologie d'aujourd'hui reste prudente et situe l'arrivée d' Homo sapiens, bipède avec des traits plus ou moins primitifs ou modernes, à environ 200 à 300.000 ans, au moins, en Afrique ici encore, puisque pour l'instant les rares fossiles découverts de cette date sont eux aussi africains. La paléoanthropologie est une science ouverte, et nous pouvons également voir une autre thèse sur l'origine de l'homme dans le livre de Cremo et Thomson en libre accès sur internet : https://vgterrien.files.wordpress.com/2013/11/lhistoire-secrete-de-lespece-humaine-michael-cremo.pdf :

en y déployant un nombre impressionnant de faits convaincants, ces auteurs nous mettent au défi de reconsidérer cette conception limitative sur l'origine de l'homme.

La première question serait de se convaincre qu'un homo-sapiens ait pu se sédentariser assez longtemps dans chaque continent du globe pour y créer des espèces humaines équivalentes mais aux caractéristiques de taille, d'apparence faciale et de couleur de peau si différentes... C'est ainsi que dans le Pacifique, nous distinguons encore aujourd'hui trois zones arbitraires fondées  sur des spécificités morphologiques et culturelles différentes : - la Micronésie (les Mariannes, les Carolines et les Marshall - la Mélanésie depuis la Nouvelle-Guinée-Papouasie jusqu'à Fidji en passant par la Nouvelle-Calédonie, les Salomon et le Vanuatu - et la Polynésie avec toutes les îles comprises dans un triangle Hawaï, Pâques et Nouvelle-Zélande. Ces trois zones sont aujourd'hui complètement remises en question, les études ADN reformulant les cartes avec plus de rigueur.

 

 https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/carte_ocean_pacifique.jpg 

 

agrandir l'image : carte_pacifique_gambier_2.jpg

 

Nous nous intéresserons dans ce blog aux constructions mégalithiques de ces civilisations anciennes, retrouvées très érodées aux sommets des îles Gambier, et à celles immergées dans les Baes de Mangareva, donc construites bien avant le 12ème siècle. De telles constructions, étudiées par les préhistoriens, les géographes et les géologues permettraient de faire avancer le travail des ethnologues spécialisés dans l'étude des Civilisations dites disparues et, qui sait, de pouvoir élucider enfin les techniques qui ont permis le transport des "menhir" et "moai", pesant parfois plus de 20 tonnes (jusqu'à 100 tonnes), sur une dizaine de kilomètres, de créer les dessins géants de Nazca (géoglyphes pouvant atteindre 300 m) visibles du ciel uniquement... en les situant à ces époques très reculées où les océans étaient bien plus bas (120 mètres), période où notre ancêtre savant pouvait avoir adopté les ancêtres de nos éléphants et grands singes...
Les menhir de Bretagne dont certains sont si semblables aux moai de l'Ile de Pâques sont évalués aujourd'hui comme datant au moins du mésolithique (9500 à 12.500 ans avant notre ère)

 

 

 

 

Petit Archipel de la taille de l'île de Pâques , l'Archipel des Gambier est aujourd'hui constitué de six îles principales enfermées dans un même lagon : la grande Mangareva, Aukena, Akamaru et Taravai, Kamaka et Agakauitai. La plupart des habitants habitent Mangareva et principalement le chef lieu Rikitea. 


Nous pourrons découvrir dans ce blog, qu'à l'image de l'île de Pâques, l'Archipel des Gambier conserve des trésors mégalithiques non encore étudiés, dont une érosion importante semble indiquer les traces d'une civilisation très ancienne qui aurait pu survivre jusqu'à nos jours.

Les passionnés d'histoire lointaine pourront apprécier les photos rassemblées dans le fichier :

 

Des mégalithes aux îles Gambier.pdf**

 

à associer pour les amateurs de préhistoire à l'article se référant à la paléoanthropologie :  

du singe à l'homme moderne.pdf **

 

(** : cliquer sur le lien)


18/10/2015
0 Poster un commentaire

. Voyager aux îles Gambier

"ENAKOE"    ( "BONJOUR" en Mangarévien)

L'Archipel des Gambier, situé à 1700 km au Sud-est de Tahiti, sur la ligne du Tropique du Capricorne, possède comme ses "voisines l'Ile de Pâques (Rapa Nui, la grande Rapa), Pitcairn, à l'Est et les Australes (Rimatara, Rurutu, Tubuai, Raivavae et Rapa iti (la petite Rapa) à l'Ouest, un climat agréable, aux nuits relativement fraîches. 

L'Archipel possède son aéroport "Totegegie" qui accueille deux avions d'Air-Tahiti par semaine. avec une longue piste de 3500 m construite en 1967 (époque des essais nucléaires dans le Sud-Est Pacifique). Un transport d'une petite heure en navette au travers des 4 îles principales vous amènera de l'aéroport à Rikitea, seul village où vivent un millier d'habitants, le temps de vous sentir dans un autre monde. Le lagon héberge régulièrement quelques voiliers en visite et la rade de Rikitea reçoit régulièrement des cargos ravitailleurs...

 Les quatre îles principales, la grande Mangareva (longue de 8 km), Aukena, Akamaru et Taravai gardent de nombreuses traces de l'époque missionnaire (1834/1880), avec cinq églises (dont une cathédrale) et trois bâtiments royaux, entièrement rénovés. Les deux derniers bâtiments qui permettaient de se rappeler l'époque où les Gambier servaient de base arrière à Mururoa encore visibles en 2006 avaient disparu en Décembre 2011 alors que revivait la belle cathédrale Saint Michel de Rikitea. 

Vous pouvez découvrir ces trésors datant de l'époque missionnaire en cliquant sur le lien :

Maputeoa dernier Akariki des Gambier 1814/1857 

 

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/Gambier-_Tahiti_Musee-1.JPG

 

 

Une Mairie, quelques pensions de famille, une Cathédrale, quelques associations religieuses autres, un CED (Centre d'Education au Développement), une école, des cours de chants et de danses, de créations vestimentaires à base de fleurs et feuillages, de langue mangarévienne, une association "Comité des fêtes des Gambier" dont la vocation est de dynamiser toujours plus l'artisanat, le sport, le folklore, et les traditions dans leurs îles, un correspondant de la Dépêche... 


La population, très courageuse, vit au rythme du soleil : de la pêche, de l'agriculture, de ses fermes perlières.
L'agriculture intensive d'avant 1966 a vu son déclin commencer dès les premiers essais nucléaires dû aux retombées d'abat-poussières qui avaient pu dans les années 1970 contaminer le sol. Si vous venez aux Gambier aujourd'hui, , vous êtes assurés de pouvoir y être accueillis avec de beaux colliers de fleurs, des musiques accompagnées de chants et de sourires, de rires aussi... 


Vous ne manquerez pas d'être invités à une fête où les danseurs et danseuses, habillés de feuillages tressés vous régalerons de leurs créations et de plats typiques mangaréviens. Car aux Gambier, l'histoire ancienne est au cœur de la vie des habitants, un Musée en plein air, mêlant un tabou sévère d'une histoire missionnaire à un tapu respectueux et sacré d'une histoire bien plus lointaine.

 

https://static.blog4ever.com/2015/04/801019/Gambier_Tahiti_Musee_5.JPG

 

Il règne dans le cœur des anciens comme dans celui des jeunes ce sens du sacré 
où se mêlent le religieux et le profane,la religion, 
et ce qui demeure, dans les âmes, du culte des ancêtres. 
Je crée ce site pour vous tous, mes amis des Gambier, 
pour vous remercier de l'accueil et de l'aide que vous m'avez offert 
alors que j'aidais Mateo dans cette quête à comprendre le sens 
de notre découverte de figures anciennes sur tapa.

 

En 2002, la population de Mangareva s’élevait à 872 habitants répartis principalement dans sept villages : Rikitea (511 habitants), Gatavake, Kirimiro, Taku, Akaputu, Atirikigaro, Atiaoa.


09/07/2015
0 Poster un commentaire


Ces blogs de Histoire pourraient vous intéresser